ON A DONNÉ UN COUP DE PIED DANS LA FOURMILIÈRE
12 déc. 2011
Ils nous ont donné un coup de pied…
Un coup de pied dans la fourmilière. C’est une provocation ! Nous sommes une colonie de plus de 60 millions, capables de nous battre sur tous les fronts et pousser nos ennemis dans leurs derniers retranchements et y sortir victorieux, tête haute. Et pour cela, il faut oser et oser…jetons un coup d’oeil autour de nous, tout est sacrifice, toutes les réussites ne sont que sacrifice. On commence par Jésus, on termine par Tshisekedi en passant par les Moïse, Gandhi, Mandela. Que dire de tous les pays dits libres et démocratiques ? – Leurs libertés et démocraties n’ont été que sacrifices. Sacrifices consentis par leurs peuples respectifs…
À quelquechose, le malheur est bon ! Ce qui vient d’arriver, la complicité de la fameuse communauté internationale dans les scandaleuses fraudes à ciel ouvert et les crimes contre l’humanité perpétrés par leurs marionnettes placés à la tête de notre Congo, au lieu de nous faire pleurer, doit nous donner courage et force de nous battre davantage . Ces élections nous en donnent l’opportunité, la ultime. Chapeau à ce coup de pied qui nous aura ouvert les yeux. Nous n’avons pas d’yeux pour pleurer. Aux fronts, on ne pleure pas, on grince les dents, on est tout oeil tout pied, prêt à frapper l’ennemi où il fait plus mal.
N’avais-je pas dit lors de l’assassinat de Floribert Chebeya que “ quand on connaît l’assassin, l’homme ne pleure pas, il venge le mort “?
– Nous avons cru nous venger à travers ce vote-sanction, mais hélas, l’ennemi à la peau dure a une fois de plus prouver qu’il ne lésine pas sur la méchante exploitation et destruction de notre Congo. Il vient de nous voler nos voix, le seul bien qui nous restait après qu’il nous ait tout dépouillé. C’est peut-être bien ainsi parce que nous allons donc nous battre sans trop parler. Peu de paroles et beaucoup d’actions.
Nous sommes une colonie de plus de 60 millions et nous pouvons nous battre sur tous les fronts :
1. J’ai déjà proposé l’ouverture du front du vatican avec des journées messes mortes dans “ Il faut secouer le Vatican “. Cette action n’est pas à minimiser. Elle est très importante, je dirai même la plus importante. Poussons le Vatican à faire des déclarations urbi et orbi et à agir à notre faveur.
Etienne Tshisekedi a fait sa part, il appartient maintenant aux disciples d’aller prêcher, sensibiliser la population pour qu’elle comprenne le bien fondé. Boycottons les messes et aussi les cultes pour faire entendre raison à ces gens ( bergers ou faux bergers ). Je m’étonne d’entendre les gens dire qu’ils attendent le mot d’ordre de notre Président du Congo, monsieur Etienne Tshisekedi. Ce monsieur a déjà tout dit, le reste nous appartient, nous devons nous appropier notre avenir.
2. Aujourd’hui je viens avec une autre proposition :” Jeûne ( embargo ) contre certains produits européens “. Qu’on nous dresse la liste des produits européens les plus consommés, surtout ceux des pays qui nous prennent pour des enfants ou des esclaves. On peut aussi étendre cela aux produits chinois.
Que les leaders d’opinion et les disciples se mettent en oeuvre, qu’ils aillent prêcher la bonne nouvelle à toute la terre du Congo. Il faut que les congolais comprennent qu’avec cette action ( “ se priver de mua moko ya malili “ pour corriger ces fripouilles d’occidentaux , ces boit-sans-soif de nos richesses ) nous aurons plus à gagner qu’à perdre.
Refuser à titre d’exemple, d’acheter un bouquet de fleurs des chinois, on n’aura rien à perdre, mais beaucoup à gagner. Même s’il y a à perdre, mais le fruit sera succulent et éternel. Ce boycot, c’est comme un droit à la grêve où les travailleurs finissent toujours par gagner, c’est aussi une pillule amère qu’on prend pour guerir…
Chers congolais, c’est le moment de mettre tous vos talents d’orateurs en oeuvre pour convaincre vos frères enfin de sauver le Congo. Comme j’avais voulu être en ce moment-ci au Congo…j’aurai fait du porte à porte pour faire comprendre à mes frères le bien fondé de cette action !...Je ne regrette rien, j’ai confiance en mes compatriotes, il y en a qui feront mieux que moi.
Congo ezo kende boye, na miso na biso, tozo tala!
Mu Congo kamwena baluma anyi ? – Si ki diba edi dia tuetu kunumona, nudi penyi ?
L’heure n’étant pas à la distraction, aux attaques personnelles, aux méchantes critiques entre nous, sinon au combat sans complaisance, je demande aux modérateurs de site ( s’ils font réellement partie des forces du changement ) de désinscrire tous les gens qui viendront jeter les peaux de banane sur notre parcours.
Et si ces modérateurs ne sont pas avec nous ou s’ils sont complaisants, on ne perdra rien en quittant ces sites pour en créer d’autres beaucoup plus intelligents et stratégiques.
Mais, mais…j’ose croire que je ne dérogerais pas à la règle s’il m’arrivait à réagir à certaines impertinences de certains impétueux. Ils étaient trois. Deux sont entrain de souffler le chaud et le froid et j’espère que cet hiver refroidira davantage leurs attaques car Etienne Tshisekedi n’est plus le patrimoine de l’Udps, sinon du Congo tout entier.….quant à l’autre du Canada, le garçon au langage ordurier…tout dépendra de son comportement…
Avant de terminer, qu’il me soit permis de donner mon point de vue sur la rencontre entre les chancelleries basées au Congo et l’opposition.
Moi je pense que l’opposition n’a pas dit ce qu’il fallait réellement dire à ces hypocrites.
Ce qu’il fallait à peu près leur dire.
Nous sommes en face des sanguinaires, criminels économiques et violeurs des femmes et hommes des quelques mois à plus de 80 ans qui ont pris le pouvoir dans la terreur et violence inouïes en marchant sur plus de 6 millions des cadavres des congolais.
Des gens qui ne respectent rien, même leur propre constitution qu’ils peuvent charcuter selon leurs sautes d’humeur.
Des gens qui tuent par plaisir parce qu’ils ont l’impression qu’ils n’ont de compte à rendre à personne. Ils ont été reconforté par le silence de la communauté internationale lors de leur attaque contre la résidence de Jean-Pierre Bemba, le gagnant des élections de 2006 pendant que vous-même vous vous trouviez pour lui demander de faire cesser la violence. Comment peut-on demander à une personne en légitime défense de ne pas se défendre ? – La suite est connue. Jean-Pierre Bemba subi injustement la loi du plus fort pendant que ceux qui tuent par plaisir sont en liberté et bénéficient des certains appuis internationaux.
Nous nous sommes une opposition non violente, sans milice et sans armes.
Nous avons privilégié la voie des élections en dépit :
d’accaparemment de tous les moyens de l’état,
de la non transparence dans le processus électoral,
de la gestion opaque de la Ceni,
du tripatouillage et de la violation de la constitution et du code électoral,
de la confiscation de nos droits et libertés et même de nos médias privés,
des arrestations arbitraires et des tueries de nos membres…
Comme si tout cela ne suffisait pas, ils mettent tout l’appareil de l’état en branle pour nous empêcher de battre campagne, ils sèment la terreur sur toute l’étendue de la république, ils s’achètent les services des sportifs lutteurs pour créer la psychose dans la population, ils s’achètent des mercenaires, ils invitent des troupes étrangères pour nous tuer sans pitié pendant qu’ils se distribuent des bulletins de vote vierges pour bourrer des urnes.
Si la population a surpris certains individus en possession des bulletins pré-remplis pour le candidat Nº3, il faut aussi se dire qu’il y en a qui ont échappé à leur vigilance et cela s’est fait dans toutes les provinces. Comment pouvons-nous crédibiliser de tels résultats ? Ce n’est pas tout.
Il y a une question très importante dont on ne parle pas.
Comment des bulletins de vote, sensés être entre les mains de la Ceni , peuvent-ils se trouver entre les mains des individus qui, curieusement sont tous membres des partis au pouvoir ? – La réponse est que c’est la Ceni, à travers son président et membre de la MP, sur injonction du candidat Nº 3, monsieur Joseph Kabila qui a distribué tous ces bulletins aux membres de la MP à travers tout le territoire. Donc, ces élections ne peuvent pas être considérées comme crédibles.
S’agissant des recours devant des institutions judiciaires légales, laissez-nous vous rappeler qu’en Côte d’Ivoire, la communauté internationale n’a pas reconnu la décision de la Cour suprême proclamant Gbagbo vainqueur des élections, sinon celle de la commission chargée des élections, chapeautée par l’opposition, parce qu’elle a estimé que cette Cour était entre les mains de Gbagbo. Comment pouvez-vous nous demander d’aller vers cette Cour tant que vous savez bien que toutes ses décisions lui sont dictées par Kabila et que son travail ne se limite qu’à la décoration juridique.
S’agissant de la violence, souffrez que nous vous disions que vous vous êtes trompés d’adresse, nous nous sommes non-violents. La violence, c’est dans le chef de Kabila qui a privatisé tous les moyens de l’état et qui tue par plaisir et vous avez entre vos mains la liste de tous ceux qu’il a tués et tous les cadavres qu’il a volés. Nous, nous sommes victimes et sans soutien aucun. Sans milice, sans arme on nous tue comme des rats et mouches sous la barbe de la Monuc. Et pourtant, on a vu la Communauté internationale à côté des milices et rebelles armés pour chasser Gbagbo du pouvoir .
C’est à se demander que signifie donc la violence. – Est-ce la réaction d’un peuple en légitime défense ou l’utilisation de la force physique pour contraindre…? – À vous entendre parler, vous semblez privilégier la 1è définition. Ce n’est pas juste de votre part. À supposer que vous ayez raison, que dirions-nous de votre soutien aux rebelles et milices de Ouattara et de votre aide aux rebelles lybiens ? - Sans appuyer Kaddafi, celui-ci a au moins construit son pays, contrairement à Kabila que vous soutenez qui n’a fait que détruire le Congo en faisant de lui le plus pauvre du monde et le dernier de tous les pays du monde.
Nous aimerions aussi ajouter que ce que vous appelez violence n’en est pas une. Celle-ci, entre les mains du peuple animalisé, chosifié, violé, massacré par ceux qui ont mission de le proteger sous l’oeil complice des institutions internationales en charge de sa protection n’est pas la violence, mais la justice qu’une autre justice ne peut condamner …
Voilà ce qu’il fallait démontrer ( CQFD ), ce qu’il fallait leur dire…en usant peut-être des termes hypocrites, heu...pardon...diplomatiques…
Wa Ba Tshiondo