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                    2101795941_1.jpg   horrible

                          

                                                                                      

 

J'accuse  les politiciens de ne pas faire assez, sinon de ne rien faire, pour que  la population s'appropie son propre développement, son propre destin.

Dans un pays comme le Congo, où tout est à re-faire : du social à l'économique, en passant par le moral, le culturel, le politique et le spirituel. Dans un pays où la population majoritairement jeune est inconsciente, irrésponsable, abandonnée à elle-même dans la rue, le défi majeur et urgent que ceux qui prétendent  constituer l'alternative devraient relever reste bel et bien l'éducation à la citoyenneté ou l'éducation civique. Malheureusement, leurs préoccupations semblent être ailleurs et, même, ressemblent fort bien à celles des gouvernants qui profitent de l'état dans lequel ils ont plongé et maintenu leurs compatriotes pour les exploiter d'avantage.

 

Vouloir à tout prix et par tous les moyens accéder au  pouvoir sans préparer ses concitoyens au vouloir vivre en commun; à l'intériorisation des principes élémentaires de la démocratie; à la maîtrise de ses droits et devoirs; au respect  des droits des prochains; à la maîtrise du code moral et éthique; au respect des justes lois, des règles et de l'organisation de la cité; à participer ou à apporter sa pierre à l'édification commune de la cité; à user de leurs droits au développement et de leurs droits au droit tout court, qui sont en fait les attributs de la citoyenneté non seulement est un manque de respect envers ses semblables, une tricherie, une méchante imposture, une forme de viol, mais c'est aussi scier la branche sur laquelle on veut se poser. C'est inconséquent et immoral ! 

 Sinon comment peut-on en toute conscience passer son temps à encenser ces congolais qui à proprement parlant semblent ne pas être partisans de leur propre destin. Quelques événements référencés par les politiciens pour encenser la population n'en sont pas uns, sinon un certain concours des circonstances ou des actions éphémères, isolées et  disparates à motivations peu sérieuses, recensons-les :

 

1. 4 janvier 1959 l'a été par ses dégâts matériels et perte en vies humaines  que par ses motivations. On se rappellera de l'annulation pour vice de procédure ( les vraies raisons étant ailleurs ) du meeting de l'Association Abako Section-Kalamu. Les membres de cette association tribale qui n'étaient pas informés de cette annulation et de son report au 18 janvier et qui traînaient encore  sur les lieux ont bénéficié gracieusement  de la colère  des amoureux du football, des fanatiques de V. Club, mécontents de leur défaite contre Mikado : Jets des pierres, viols des religieuses et surtout pillages des magasins des portugais et des grecs.

S'il reste vrai que l'annulation du meeting a été mal digérée, il est aussi vrai que n'eut été la colère de ces fous de foot ( dont les comportements restent les mêmes partout au monde  ), une colère aux couleurs footballistiques et non aux couleurs politiques, je parie fort bien que le 4 janvier 1959 serait un non-événement.

 

2. Les politiciens se servent aussi du 4 juin 1969 pour flatter, encenser les étudiants et à travers eux, les congolais. Cet événement , un vieux cahier des charges daté de 1967 et exhumé en 1969 avait pour revendications :

  

1. L'Autonomie  de l'Université : Détacher

   l'Univérsité Louvanium ( Université de Kinshasa ) de

   l'Université Catholique de Louvain de Belgique ( UCL ). 

2. La Promotion des congolais : Le remplacement des

   corps académiques, scientifiques et administratifs

   étrangers ( Belges ) par les congolais.

3. La Cogestion : La participation de la délégation des étudiants

    dans le comité de gestion de l'Université. 

 

Et comme  ce cahier des charges estudiantin prenait déjà la voie des tiroirs comme en 1967, les étudiants ont cru bon se verser dans la rue en comptant sur  l'appui de la population ( comme le témoignent différents écrits ) qui de son côté ne comprenait absolument rien du cachier aux couleurs académiques et non proprement politiques. Comment peut-on sagement compter sur l'appui d'une personne qui n'a jamais été préalablement ni consultée ni préparée ? - Naïveté frisant le non respect !

 

3. 16 février 1992 = Massacre des chrétiens  qui manifestaient pacifiquement pour exiger la réouverture des travaux de la Conférence Nationale dite Souveraine fermée avec force par le dictateur Mobutu à travers Nguz mutoto a mama. Contrairement aux autres événements ( passés et futurs ), celui de ce jour peut au moins être retenu comme un événement proprement politique. Mais à quoi a-t-il servi, cet événement,  quand on sait que le 2ème mi-temps de cette conférence a connu une mort subite sans que les congolais ne s'en offusquent outre mesure et que ses résolutions n'ont jamais vu jour ? - Action inaboutie = Inéxistence d'action ! 

 

4. 1ère quinzaine d'août 1998 est aussi inscrite dans les vade-mecum des politiciens qui s'en servent pour louer la bravoure des kinois qui se sont illustrés à massacrer  les tustis rwandais à Kinshasa : Cet événement qui ressemblait fort bien aux autres bestialités congolaises ( tueries des civils tustis, et différents pillages dont le Congo continue à souffrir jusqu'à ce jour ) n'était rien d'autre qu'un acte irréfléchi dans la mesure où les congolais, au lieu de s'en prendre au traître, au cheval de Troie de Kabila, ils s'en prennent aux petits exécutants, comme eux, à qui ils ont infligé le sort ( coup de machette ) qu'eux-mêmes ont toujours condamné quand ils tiennent à s'innocenter. Ils affirment la main sur le coeur, je les cite :" Ça ce n'est pas la culture congolaise..." - Et la congolaise, c'est laquelle ? - La passivité ou la haine ? - L'inconscience ou l'irrésponsabilité ? - La calomnie ou la perfidie ? 

 

5. Á côté de ces événements, les différentes marches de protestations et revendications, certains sit-in, grèves et réquisitoires remplissent aussi les pages des vade-mecum des politiciens qui savent mieux s'en servir quand il faut caresser la population dans le sens de poil. Viol ! 

 

Presque toutes les actions dites de bravoures menées par les congolais n'avaient que des motivations futiles, frivoles et parfois bestiales et les rares qui ont semblé  avoir des motivations politiques comme celles des années 1990 où les opposants au régime de Mobutu, avec Udps à la tête ont su travaillé pour la conscientisation de la population n'ont duré que la vie d'une rose. Et pourquoi ? -Tous les opposants n'étant pas réunis autour des mêmes objectifs, ceux qui privilégiaient la conscientisation et le changement des mentalités ont été surpris de s'entendre dire qu'ils ne cherchaient pas le pouvoir d'où la calomnie, la perfidie, l'infamie, la diabolisation et la dislocation. C'est dans cette ambiance obscurantiste que le conglomérat des aventuriers "AFDL" verra jour et installera le règne le plus médiocre qui renversera toute l'échelle des valeurs à 180º: Massacres, tueries au quotidien, vols, viols des hommes et des femmes de tout âge ( des bébés aux vieillardes ), corruptions à tous les niveaux, détournements des deniers publics, privations des salaires et des libértés, intimidations de tout genre, terrorisme d'état, arrestations arbitraires, mensonges, calomnies, pillages, flatteries...la liste est longue à n'en point finir. Et c'est dans ce contexte de la jungle qu'on veut nous amener aux élections auxquelles l'organisateur ( la dictature en place ) se choisira ses adversaires à qui il donnera les % qu'il voudra.

 

À supposer que les élections soient réellement organisées l'année prochaine, croit-on réellement que les embûches ne seront pas cette fois-ci dressées contre l'UDPS et Etienne Tshisekedi ? - Et si la crise qui secoue l'UDPS l'était par la volonté du pouvoir pour l'écarter des élections ?

Se poser ces questions, c'est se rappeller de la non participation de l'UDPS à la parodie des élections de 2006 : 

Face à la parodie des élections où le gagnant est déjà désigné et connu, il n'y a que 2 solutions: - Ou on boycotte ou on participe. Et dans tous les deux cas, il faut toujours se réserver le plan B.

Mais malheureusement en 2006, L'UDPS a été malicieusement poussé dehors, écarté. Pensant encore detenir quelques tours dans ses manches, il fera rappel de troupe. C'était sans compter avec les obscurantistes de tout bord qui avaient déjà administré une bonne dose de somnifère moral, intellectuel et spirituel à la population et comme pour toute réponse, elle dira :

 

 " - UDPS pe alekisi, mosala na ye kaka koboya. Ça fait plus de

     40 ans qu'on n'a jamais voté, on ne peut pas louper cette

     opportunité.

   - Et les jeunes de leur côté, on n'a jamais voté dans notre vie,

     c'est une occasion à ne pas rater.

   - Et à l'Est, nous devons aller aux élections pour mettre fin

     à la guerre..."

 

Les mêmes causes produisant les mêmes effets, l'UDPS sera encore écarté aux prochaines élections et parce que les politiciens n'ont pu privilégier l'éducation ( à la citoyenneté ) et la conscientisation de la population, celle-ci ne suivra absolument pas l'UDPS dehors. Apocalypse et requiem !

 

Si on demandait mon opinion, voilà ce que je dirai :

 

- La crise au sein de l'UDPS est le fait du pouvoir pour l'écarter des élections comme en 2006 et c'est Beltshika et sa bande qui ont consciemment joué au Juda Iscariot. Il peut y avoir pardon et non réconciliation car il n'y a jamais réconciliation entre assassin et victime.

- Parce que la participation de l'UDPS aux élections prochaines ne dépendra pas de lui, il doit pour toute éventualité, décréter en toute urgence, une campagne de sensibilisation sur terrain en vue de préparer la population au plan B. Celui-ci consistera à procéder à une action de force contre le pouvoir.  Je parle pas en terme de guerre, mais de putch. Que l'UDPS s'y prépare, que ses cadres s'y penchent même si c'est contre la volonté de l'apôtre de la non-violence.

 Donc, élection ou pas, participation de l'UDPS ou pas, l'année prochaine, Kabila et collabos doivent partir. Ils doivent partir !

 

Pour terminer, je voudrais relever la méchanceté de ceux-là qui se complaisent à dire que l'UDPS a boycotté les élections de 2006 et que la chaise vide ne paie pas :

On a été en face du pouvoir qui s'était  choisi ses adversaires et qui avait malicieusement  écarté l'UDPS du processus et il le fera encore l'année prochaine. Et s'il arrivait qu'il accèpte la participation de l'UDPS ( ce dont j'ai des doutes ), rassurez-vous qu'il s'est déjà assuré  qu'il lui donnera les % qu'il voudra.

J'entend dire que si l'UDPS avait participé aux élections de 2006, la situation ne serait pas la même. C'est aveugle et méchant dans la mesure où on ne dit pas de quelle manière cette situation serait différente.

La vérité est que, je l'ai dit plus haut, au PN on donnerait les % les plus humiliants du monde ( peut-être 21 ème sur 33 candidats ), tandis qu'au parlement national, on aurait droit à 2 ou 3 sièges ( presque nul pour pèser ) et au niveau  provincial, on aurait 1 ou 2 sièges à Kinshasa, au Bas-Congo et au Kasaï et aucun dans le reste des provinces et peut-être aucun gouverneur.

Et au finish tous seraient mis dans des conditions telles qu'ils puissent prendre cause et effet pour le pouvoir. C'est ça la réalité au quotidien !

 

Moi je pense que ce qu'il faut reprocher à l'UDPS, c'est l'absence du plan B et de l'éducation à la citoyenneté, ainsi j'accuse... ! 

 

 

C'est moi qui vous le dis...

 

                                                WBT-EC

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

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