COURSE AU POUVOIR : NANI AKOKENDE,

NANI AKOTIKALA ? - OTIKALI, BALOKA  YO...

 

      diapoc52858e033e56cfd4fa9ca1ef370b674.jpg        home2.jpg

 

 

Pour s'assurer de la paix et de la concorde et prétendre au développement durable, les hommes, à travers leurs érudits que l'histoire n'oubliera jamais, sont parvenus, après plusieurs années et efforts, à se construire des garde-fous, à se doter des règles du jeu, normes de vie et lois qui devront régir leur société. Cela étant, toutes ces normes avaient besoin des gardiens ( exécutifs, législatifs, judiciaires, médiatiques, sociaux...) pour survivre, se faire respecter et appliquer. Et ces gardiens devront être, bien entendu, des hommes dotés de sagesse, d'intelligence, d'esprit de justice, d'équité, d'abnégation ....mais on semble, face aux impératifs de la vie ( recherche effrénée des biens matériels, des pouvoirs et des honneurs... ), assister de plus en plus à une dégénérescence scandaleuse et inacceptable.  Et les pays du tiers monde en sont de très bons exemples :

 

Quand dans les pays développés, on engage des budgets conséquents dans les domaines éducatif, sanitaire, social, technologique; dans les pays sous-développés, ces domaines sont tout simplement inéxistants et à l'inverse, beaucoup d'argents, d'ailleurs empruntés, donc des dettes que nos enfants, petits et arrières-petits-enfants auront à rembourser, sont inutilement dépensés dans les services de sécurité personnelle des chefs d'États, dans les corruptions et achats de conscience pour se maintenir au pouvoir.

 

Quand dans les pays développés, la démocratie se vit en symbiose avec le développement et le respect des droits humains et des libértés fondamentales ; dans les pays sous-développés, la démocratie est une denrée rare et luxueuse; tandis que le développement, les droits de l'homme et les libértés fondamentales, non seulement n'entretiennent aucune relation entr'eux, mais ils sont surtout transformés en dons présidentiels et distribués aux protégés et proches.

 

Quand dans les pays-développés,

- on tient à réduire la durée des mandats publics ( Cas de

  la France qui est allée de 7 à 5 ans de mandat présidentiel ),

- on tient aux capacités intellectuelles et morales des

  dirigeants,

- on tient à la vision et aux projets et programmes des

  partis et des candidats...;

dans les pays sous-développés,

- la durée des mandats publics devient de plus en plus élastique,

- les hommes de bien, ont peur de mouiller leurs chemises, 

  pendant que la majorité des intellos se prostituent en

  mettant leurs connaissances au service du mal,

- la vision, les projets et programmes des partis et

  des candidats ne sont rien d'autres que des insultes et

  viols du peuple, de la corruption morale, de la démagogie et

  saupoudrage.

 

Et en cette matière, le Congo à démocratiser n'a pas à se disputer le leadership : 

 

Résolutions de Sun City piétinées, Constitution inadaptée, loi électorale taillée sur mesure, terrorisme et intimidation, vols et corruptions, confiscations de toutes les libértés, processus électoral sapé et sabordé...telles sont les méthodes utilisées pendant la transition afin de s'approprier les élections et ses résultats. Il y a eu condamnation et dénonciation ? - Oui. Et comme si rien ne s'était passé, comme si aucune sonnette d'alarme n'a été tirée, les congolais se souviedront d'avoir passé 40 ans sans élections, se découvriront les qualités d'hommes d'état,  se convaincront d'être capables de diriger, s'obstineront, s'obsèderont et  courront,  courront dans tous les sens, derrière le pouvoir et se retrouveront à 33.  -  33 candidats. - 33 programmes pour une chaise déjà usurpée. Usurpée ( encore pour longtemps...) avec la complicité des tous les criminels que le monde n'a jamais arrêté d'enfanter, et même avec la complicité des congolais dont les voix seront étouffées dans les urnes. 

 

Ainsi va la vie sous le soleil et peut-être partout ailleurs. Partout ailleurs ? - Voyons voir : 

 

1. Les Étas-Unis d'Amérique .

 

- 305 millions d'habitants,

- Les 15 à 64 ans : 67,2 % de la population.

- Alphabètes ( qui savent lire et écrire ) : 97 %,

- Une vingtaine de partis politiques,

- Principaux partis : 2 ( Démocrates et Républicains ) 

- Chaque année électorale, plus d'une demi-douzaine de

  candidats souhaitent se présenter avec l'étiquette de l'un 

  des 2 principaux partis.

- Il arrive aussi qu'une bonne douzaine de candidats

  ( indépendants ou d'autres partis ) soient déclarés.

  Mais la particularité, pour ne pas dire les complications de

  ces élections liées à ses " primaires, grands électeurs " et 

  à ses coûts financiers, ces candidats finissent par

  disparaître au profit de deux grands, même s'il est

  arrivé parfois de noter la présence d'un 3ème candidat

  pour lutter contre le bipartisme.

 

 

  2. France

  

- 65,7 millions d'habitants dont 15,325,2 millions de moins de

  18 ans et 50,374,8 millions de plus de 18 ans.

- 9% de la population âgée de plus de 18 ans qui ne sait ni lire

  ni écrire, 

- 30 partis politiques, dont les plus importants sont : UMP, PS,

  RPR suivis des FN, MoDem, PCF et les Verts...et la tendance

  est à la bipolarisation et parfois à la tripolarisation de la

  vie politique.

- Concernant les présidentielles, afin d'éviter les candidatures

  fantaisistes, tout candidat doit être parrainé par au moins

  500 citoyens titulaires de mandats électifs...  

 

3. Royaume de Belgique

 

 - 10.666.866 millions d'habitants.

 - Les 15 à 64 ans : 7.050.798 millions.

 - 1.066.687 millions d'analphabètes.

 - Plus ou moins 60 partis politiques.

 

4. Afrique du Sud

 

- 49,32 millions d'habitants

- Les 15 à 64 ans : 32,058 millions d'habitants

- 5,12928 millions d'analphabètes soit 16%

- Partis politiques : presque 30

- Principaux partis : entre 6 et 12

 

5. Nigéria

 

- 140 millions d'habitants

- 55.929.000 millions d'habitants de la population active.

- 40.828.170 millions d'analphabètes

- Partis politiques : presque 50

- Principaux partis : 9

 

6. République Démocratique du Congo

 

- 68 millions d'habitants

- Les 15 à 64 ans : 50,1%, soit 34.068 millions

-Taux d'analphabètes : 33,2%, soit 11.310.576 millions 

- Partis politiques : entre 278 et 400

-  Élection présidentielle de juillet 2006 : 33 candidats

 

 

NB : Je me réserve à prouver de l'exactitude de toutes ces données que j'ai tirées de Wikipédia. Mais ce dont je suis sûr est qu'elles reflètent au moins la réalité. Et c'est cette réalité-là dont j'avais besoin pour la comparer à la nôtre.

 

Constat :

 

-De tous les pays ainsi choisis, malgré leurs populations nombreuses ( USA et Nigéria ), leurs hauts niveaux de démocratie, d'instruction et de développement ( USA, France, Belgique, RSA ), aucun, alors aucun n'arrive à 100 partis politiques et j'ose croire qu'il en est ainsi dans le monde entier. Et s'il peut y en avoir, je n'en vois pas 5. Et pourtant le Congo à démocratiser en compte 278, s'il faut considérer le chiffre le plus bas pour ne pas se compliquer la vie.

Si les partis politiques sont des organisations des citoyens qui se regroupent autour d'une idéologie, philosophie, programme, projet de société et vision, il en va sans dire qu'au Congo, la population, cette population clochardisée et dont le ventre n'a point d'oreilles est obligée de se choisir un seul projet de société  parmi les 278.

Voyez-vous cette population, dont les seules préoccupations quotidiennes se résument en terme de " Ekolo ya fufu "et de " Mpiodi ", perdre son temps pour lire 278 projets, statuts enfin de se choisir celui qui répond à ses aspirations ?  

Et de quelle population parle-t-on quand on sait qu'il y a au moins 11.310.576 millions qui ne savent ni lire ni écrire. En plus, il y a un problème parmi ceux qui savent lire et écrire. Selon l'Ambassade de France que je cite :" Une minorité grandissante parle couramment le français, à peu près 15 millions de personnes dont 3 millions parfaitement ". Cela signifie que pour arriver à bien comprendre les statuts des partis, leurs projets de société et programmes, il faut avoir la maîtrise du français. Pour avoir la maîtrise du français, il faut avoir fait l'école. Et l'école ne donne pas seulement le français, mais aussi et surtout l'ouverture d'esprit et pourtant nous savons tous et très bien, que chez-nous, l'école n'a pas ouvert l'esprit de tous. Et il y en a qui, compte tenu des vicissitudes, ont vu leurs esprits s'étrécir et se fermer irrémédiablement et irréversiblement... 

 

Questions :

  

- Pour qui se battent les 278 qui ne peuvent pas se regrouper 

  à 5 ou 9 partis ?

- Est-ce vrai que tous les 278 ont des projets de société si

  différents et opposés qu'ils ne peuvent pas coaliser ?

- Quant aux 33 candidats, tous avaient-ils aussi des projets de

  société et des programmes si différents qu'ils ne pouvaient

  pas s'unir ?

- S'agissant de 32 candidats qui voulaient remplacer le petit

  vendeur des oeufs. Avaient-ils tous des projets et

  programmes si différents qu'ils ne pouvaient pas mettre

  leurs ambitions et prétentions à côté et se choisir 1 ou 3

  ou même 5 candidats pour représenter l'opposition ?

- Comment peut-on comprendre que les blancs, si individualistes

  jusqu'à la moelle épinière, n'arrivent pas à avoir ne fût-ce que

  100 partis politiques dans leurs pays et coalisent toujours lors

  des élections et que les noirs, les africains, les congolais, dans

  leur solidarité légendaire, millénaire, historique peuvent

  se créer plus de 200 projets de société et

  présenter plus de 30 candidats aux élections présidentielles ?  

 

Éléments de réponse :

 

Non, le problème ne semble pas être au niveau de la différence ni des projets de société, ni de programme, ni de vision ; plutôt au niveau d'ambitions personnelles et égoïstes. C'est ainsi que tous ( - Photographes sans CV qui postulent à la tête des grandes assemblées. - Des civils qui deviennent colonels et généraux dans un espace de 3 mois. - Des voleurs et autres pillards de l'État primés et promus sans gène et par défi. - Et des volants des véhicules, on peut passer facilement au volant d'un pays ), courent vers le pouvoir, le sale pouvoir congolais qui clochardise, animalise, viol, vole, enrichi indûment, maltraîte, ensorcelle, envoûte, et laisse du sang sur son passage. Oui, il y a du sang innocent sur la route qui mène au sale pouvoir congolais...

 

Dans l'attente de voir 51 candidats aux hypothétiques élections de 2011, je vous invite à méditer sur cette bonne chanson, ô combien interpellante, de ce grand musicien qui ferait mieux d'être congolais. 

Un clic et c'est parti !

   

   

 

                                                                                             WBT-EC

   

 

 

 

 

 

 

  

 

 

 

 

 

 

Retour à l'accueil