etienne_tshisekedi_wa_mulumba.jpg  tshisekedi_wa_mulumba-egal.jpg

 

Parcours atypique

 

Encore étudiant, celui qu'il faut considérer comme Galillé des temps présents, j'ai cité : " Etienne Tshisekedi ",  se fera confier le vice-ministère de la justice lors du 1er coup d'état opéré par celui qui deviendra plus tard roi du Zaïre.

Grâce à ses services rendus à la nation, il " E. Tshisekedi " se verra encore confier le ministère de l'intérieur lors du 2è coup d'état de 1965 où Mobutu s'accaparera des pouvoirs jusqu'en 1997.

 

Loin de là, l'homme ne vient pas de nulle part : il avait déjà milité au sein du MNC. Il avait déjà été élu député national et avait été aussi recteur d'une prestigieuse école nationale d'administration " ENDA ".

  

De la manière de 3 mages, l'homme se voit suivre une étoile, son étoile, sans savoir exactement où elle  l'amène. Quand la nature et le destin en ont déjà décidé, rien ne peut les arrêter et malheur aux apprentis sorciers et autres vilains béotiens  et petits malins.

 

L'homme aura déjà marqué l'histoire avant l'histoire. Il fait évènement et tous les grands évènements politiques ne peuvent que se dérouler autour de sa personne et ce qui se fait sans sa bénédiction n'a ni valeur ni longue vie. Ça plaît pas aux ennemis. Ces loups, ces fieffés jouisseurs, égoïstes et ennemis du bonheur du prochain qui traversent les âges et les générations.

 

On les ( mobutistes ) croyait partis pour toujours avec toutes leurs arrogances ostentoires, non, ils sont revenus, requinqués, rajeunis et habillés sous les couleurs de l'AFDL-PPRD-AMP-MP et sous l'étiquette de la nouvelle génération libératrice et toute honte bue, ils reprochent à l'homme d'avoir travaillé avec Mobutu.

  

Et pourtant, l'homme n'a fait que servir son pays et malgré le contexte politique de cette époque, il a su prouver qu'il était déjà en avance par rapport à ses concitoyens. Sa participation à la redaction du fameux Manifeste de la N'sele en est une belle illustration. 

Que le combattant Albert Buyamba soit remercié pour nous avoir aidé avec ce passage tiré de la lettre de 52 pages :

 

« […]- la restauration de l'autorité de l'État et son prestige international; - le respect des libertés démocratiques; - la participation active directe ou indirecte de chacun à la discussion publique des problèmes de la vie commune; - la confrontation permanente des intérêts,  des besoins, des nécessités économiques ou politiques; - libérer les Zaïrois et les Zaïroises de toutes servitudes et assurer leur progrès en édifiant une République vraiment sociale et vraiment démocratique; - la Révolution ne se fera pas par l'écrasement de l'individu; - la liberté humaine est au centre des préoccupations du MPR; - suppression des oppressions politiques; - réaffirmation de grandes libertés traditionnelles : liberté d'opinion, liberté de Presse, liberté de  conscience; - le citoyen doit être respecté dans sa liberté qui lui rend la force de son dévouement; - le MPR respectera les libertés fondamentales et facilitera leur exercice. » Voir le Manifeste de la Nsele , cité dans le Mémorandum ou Lettre de 52 pages, qui a été adressée à Mobutu, le 1 Novembre 1980, pp 5-6.

 

Que reproche-t-on à E. Tshisekedi, d'avoir travaillé avec Mobutu ou de lui avoir écrit une lettre de 52 pages fustigeant sa dictature tout en réclamant la libérté, la dignité et le bien être socio-économique pour tous ?

 

- Il serait donc injuste de la part de ces méchants procureurs, de sanctionner négativement l'homme d'avoir travaillé avec Mobutu et ne pas le sanctionner positivement pour lui avoir adressé les 52 pages. Cette lettre qui prouve à suffisance que tous ceux qui travaillent ensemble ne regardent toujours pas dans la même direction. Il n'y a que Satan qui soit capable de jeter  indistinctement le mauvais sort aux gens parce que faisant partie d'une même famille !

Les crimes étant individuels, ceux commis par Mobutu ne sont pas à imputer à E. Tshisekedi. 

Même si le fait de travailler ensemble était un crime aux yeux de tous les chercheurs des poux, encore faut-il qu'ils le prouver sans recourir aux mensonges de bas étage et des viles calomnies comme si les belges eux-mêmes n'avaient pas reconnu leur responsabilité dans la mort de Lumumba et que la CNS n'avait pas lavé l'homme de tous les crimes qu'on voulait lui imputer.

 

De toutes les façons, on ne peut pas se méprendre, les méchants, pour avoir déjà vendu leurs âmes au diable, ils ne disparaîtront jamais tant que le monde sera et ne réculeront devant rien. Ça passe ou ça casse ! Et comme on ne lâchera jamais prise cette fois-ci, ça va casser et ils auront été prévenus !

Même si on démontre par l'absurde qu'il suffit de travailler avec un mauvais pour aussi le devenir, il y a toujours les 52 pages et autres multiples gestes et faits  posés par l'homme pour établir la contradiction.

Parce qu'il y a contradiction, la fameuse logique ( E.Tsisekedi a collaboré avec Mobutu, il a été son ami et parrain de ses enfants...) ne peut être que véritablement et logiquement fausse !

 

Dans tout ce sale jeu, s'il y a des gens qui doivent se réserver de parler c'est les ex-combattants, devenus camarades : Si on reproche à E.Tshisekedi d'avoir travaillé avec le dictateur Mobutu, tout logiquement on doit aussi reprocher à Kalubi Beltshika d'avoir travaillé avec E.Tshisekedi qu'ils considèrent comme étant dictateur. Mais comme le bon sens n'a jamais été le lot de beaucoup, ils se complaisent à écrire et dire du n'importe quoi. Mawa mingi ! Kiadi ! Lusa be ! Dikenga dia Kongo !

  

Donc, s'il faut parler de cette époque ( Mobutu- Tshisekedi ), c'est à titre historique et non pour jeter l'homme en pâture, à moins qu'on me dise qu'on condamne à la fois et les 52 pages et le Manifeste de la N'sele ( Collaboration Mobutu-Tshisekedi ) en jetant l'eau sale et le bébé ensemble. Là, ça devient un dialogue des sourds et un jeu des fous pour nous faire perdre le temps et on n'est pas prêt à s'y prêter.

 

Victime expiatoire

  

Dans une société à pensée unique et inique, toute contestation de l'ordre établi est punie d'une façon exemplaire. E.Tshisekedi, pour avoir travaillé avec Mobutu ne le savait que très bien. Rédiger les 52 pages signifiat un crime de lèse majesté, un casus belli et aussi :

 

- Cette pillule amère-là qu'il devrait avaler, non pour sa guérison, mais pour celle de tous les congolais animalisés.

 

- Cet holocauste consenti pour la rémission des bêtises et turpitudes de ses concitoyens.

 

Ainsi tout au long de son combat, il a accepté ses supplices moraux et physiques avec beaucoup de dignité et de courage hors pair :

 

- Il sera banni de ses fonctions. 

- Il perdra ses biens personnels et intimes.

- Il sera arrêté et jeté en prison comme un vulgaire malfaiteur.

- Il sera rélégué avec sa famille dans son village natal.

- Il se verra accuser de tous les crimes commis par Mobutu.

- On dressera ses compagnons contre lui et ces derniers le traiteront de :

  dictateur, tribaliste et d'homme suffisant...

 

Et comme si cela ne suffisait pas, les forces du mal se complaisent à lui reprocher une chose et son contraire à la fois, tenez :

 

- Kabila et Bemba signent des accords d'exclusion en cascade à l'hotel Cascade de l'Afrique du Sud. Quand l'UDPS/E.Tshisekedi et le RCD mettent sur pied l'Alliance pour la sauvegarde du dialogue intercongolais qui aboutira à la transition tant souhaitée, on l'accusera d'avoir pactisé avec le Rwanda à travers le RCD qui, pourtant et curieusement occupait la vice-présidence lors de cette transition dont E.Tshisekedi a été exclu.

 

- E. Tshisekedi qui devrait occuper la vice-présidence selon les accords entre PPRD-RCD-MLC se verra remplacer par Zahidi Ngoma avec la complicité de tous.

Olengha Nkoy à la tête :" Si E .Tshisekedi veut de pouvoir, il n'a qu'à rentrer à Kinshasa où se fait la politique..."

 

- Lors de la mascarade des élections 2006, Kanambe et les autres MLC, RCD, PALU...qui ne voulaient pas tous avoir E.Tshisekedi comme candidat aux présidentielles monteront toutes les cabales pour l'écarter du jeu.

Et devant cet état de choses, il fera voir aux combattants que leurs voix seront détournées et dirigées vers Kanambe et que l'unique  solution était tout simplement de rester à la maison.

Là encore, ils utiliseront tous leurs moyens de communication pour l'accuser d'avoir boycotté ces élections.

 

- Et comme le grand combattant E.Tshisekedi n'a plus 30 ans, tous les supplices moraux et physiques subis avaient fini par avoir raison de lui et les forces du mal en profiteront pour semer la zizanie au sein de son parti.

 

Quand la sainte main de l'Éternel le touchera et qu'il se mettra debout, il verra les congolais, ce peuple de Dieu en véritable danger de mort.

Et pour ne pas être accusé de non-assistance à tout un peuple en danger, il déclarera que cette fois-ci, qu'il " tsumanise " ou qu'il neige au Congo, il ira jusqu'au bout.

Ne sachant où donner de la tête, ceux qui le condamnaient hypocritement hier pour n'avoir pas participé aux élections de 2006, sortent de leur torpeur et retorquent :

 

" De 2006 à maintenant, qu'est-ce qui a changé sur le plan politique pour qu'il se décide à poser sa candidature ? ".

 

La fameuse question n'est pas posée pour que E.Tshisekedi leur explique ce qui a changé, mais au contraire, ils veulent maladroitement et inintelligemment le prendre au mot.

Comme pour lui dire :" Rien n'a changé. Donc, ne posez pas votre candidature ".

En clair, ces méchants loups, ces voyous des politiciens, ces incirconcis ne veulent pas le voir en course. Son nom fait ombrage à tous.

 

Malgré tout cela, tous les ennemis du peuple et autres prophètes de malheur, forts et convaincus de leur travail de sape, ne le voyaient pas être accueilli par une centaine de personnes à son retour au pays.

Au lieu des cailloux et autres cris hostiles auxquels ils s'attendaient, l'homme a eu honneur aux rameaux, aux pagnes, aux chants de louange et à la procession. Et cela ne pouvait que faire mal et très mal à ses ennemis.

 

Pendant qu'ils se tordent des douleurs, qu'ils font des insomnies, qu'ils font des cauchemards et qu'ils montent toutes sortes des cabales pour stopper l'homme, ils apprennent qu'il est en plein contact avec les bailleurs des fonds, financiers des élections dont le processus est déjà vicié.

Ils prennent peur et l'accusent de trahison :" Lui a toujours dit que nous sommes suffisamment grands pour nous prendre en charge sans la communauté internationale, qu'est-ce qu'il a donc à parler avec cette communauté ? "

 

- Cette réaction trouve toute sa valeur dans le fait que ces ennemis du peuple ne veulent pas que la communauté internationale pose des conditions relatives à la transparence et à la libérté des élections, parce qu'en fait c'est cela le but de la tournée euro-américaine de E. Tshisekedi.

 

Quand d'un côté ils disent qu'il est imbu de lui-même lors qu'il reste prudent vis-à-vis des opposants autoproclamés ( Cas Kamehre par exemple...) et des certains milieux de la communauté internationale, de l'autre côté, ils disent qu'il ne peut pas gagner des élections seul et qu'en traitant avec cette communauté, il vend le pays.

En vérité,  en vérité, personne, alors personne de tous ces loups et voyous politiques ne tient à le voir en course. Bazobanga !

 

Parce qu'ils ont déjà vendu leurs âmes au diable, ces loups mettront tout en oeuvre pour écarter E.Tshisekedi et se maintenir au pouvoir, peu importe les moyens !

 

Ce passage tiré de l'article d'un certain Roland Ngoie Kiloka, membre d'un comité de soutien de l'usurpateur Kanambe est illustratif :

 

Plus que Daniel Ngoy Mulunda, il y a Catherine Nzuzi wa Mbombo. Dans une déclaration faite à « Jeune Afrique » n°2369 du 27 mai au 2 juin 2006, cette brave dame non encore sevrée du mobutisme déclarait à Christophe Boisvivier, s’agissant précisément d’Etienne Tshisekedi : « Des fois, je ne comprends pas Etienne. Il joue et, au moment de marquer le but, il s’arrête. Le problème de Tshisekedi, c’est qu’il croit que tout lui est dû. Et, quelquefois, il ne voit pas les choses en face ». Et « Jeune Afrique » de déduire : « …le vieil opposant souffre simplement d’un complexe de la différence. Parce qu’il ne se considère pas comme les autres, il revendique un statut spécial. Ses adversaires le savent. Ils anticipent ses attitudes hautaines et ses bouderies. Ils le poussent à la faute. A l’autoexclusion ».

 

Comme un éléphant, l'homme est une force tranquille.

 

Devant des évènements troubles, des calomnies, des humiliations et  autres injures à sa personne, l'homme sait garder patience et silence, un long silence qui finit par inquiéter tout le monde, y compris ses plus proches collaborateurs :

 

- Contre les délires du professeur Marcel Lihau, il surprendra tout le monde avec cette courte phrase :" Ce qui m'inquiète, c'est l'état de santé du prof. "

 

- Concernant les trahisons des Birindwa, Kibassa, André Pongo et autres...il n'avait trouvé mieux que parler du " bal des chauves "

 

Son silence et sa patience ne font pas seulement inquiéter, ils sont aussi interprêtés comme signe de faiblesse et de complaisance.

Mais pourtant l'homme laisse parler la démocratie. Il a le temps de réfléchir, de mûrir la question, d'approcher et de tendre la main, mais pas pour qu'on crache  dédans. Là, il fait l'éléphant, c'est tout doucement qu'il se mettra debout. Et dans sa chasse ( 180 km/ l'heure ) aux méchants loups, il emporte et écrase tout sur son passage :

 

- Mobutu fuira Kinshasa pour se réfugier en pleine forêt de Kawele.

 

- Le jovial et la brute de L.D. Kabila se fera descendre à domicile comme une petite souris.

 

- Nguz a Karl i Bond finira par devenir dingue.

 

- Kibassa craquera en plein dialogue intercongolais.

 

- Beltshika qui voulait se faire aussi grand que E. Tshisekedi se fera chasser de l'aéroport de Ndjili lors du retour de Tshisekedi à Kin comme un vulgaire schegué du quartier Pascal. Depuis lors, sa cour se vide...alea jacta est. 

 

Malheur à tout celui qui osera se mettre au travers de son chemin.

 

On ne dira pas qu'on n'avait pas été prévenu !

 

 

 

 

  

                                          

 

    

                                                                                           Wa Ba Tshiondo

   

 

 

  

 

Retour à l'accueil