LES CONGOLAIS N’AURONT QUE LE PRÉSIDENT QU’ILS MÉRITENT

Tenir à présider à la destinée d’une nation , ç’a toujours été depuis l’aube de l’humanité, une grande obsession, une sérieuse convoitise des hommes. Y rêver est une chose, légitime; les moyens pour y parvenir en est une autre; en avoir le profil en est aussi une autre!

Quelqu’en soient les ambitions et les moyens utilisés pour accéder au pouvoir, le peuple, même sans le jouer, est un grand protagoniste. Et son rôle se perçoit et se définit dans ses réactions  face à la prise de pouvoir des politiciens  et à la manière dont il se laisse gouverner !

Chaque peuple a le dirigeant qu’il mérite

Le mot clé étant “ Mériter “, que  mon Dictionnaire définit comme “ Être en droit, par sa conduite, de jouir d’un bien, d’un avantage ou de s’exposer à tel mal, à tel inconvénient, à telle sanction…”, on notera donc clairement la complicité entre les dirigeants et leurs peuples. Et ces derniers sont des pièces maîtresses, des grands protagonistes et des faiseurs de leurs rois !

Les congolais ont-ils toujours mérité leurs dirigeants ?

Répondre par la négative, c’est s’inscrire en faux contre le “ chaque peuple a le dirigeant qu’il mérite “. Mais au nom de la libérté d’expression et de pensée, on ne se sera pas dérangé de voir  les autres épouser et défendre cette thèse, on le leur concède !

Quant à nous, non seulement nous nous appuyons sur la définition même du mérite pour répondre par la positive, mais aussi et surtout  sur les comportements, faits et gestes des congolais vis-à-vis de leurs dirigeants et cela depuis 1960 jusqu’à nos jours. De 1960 à nos jours, les Congolais ont bien voulu confier leur destin et celui du pays entre les mains de 4 présidents, à savoir Joseph Kasavubu, Joseph Mobutu, Laurent Désiré Kabila et Joseph Kabila.

Comment ces 4 personnalités ont-elles accédé au pouvoir et comment se sont-elles maintenues? – Quel a été enfin l’apport du peuple ?

Joseph Kasavubu (1960 – 1965)

C’est grâce aux toutes 1ères élections organisées démocratiquement que Joseph Kasavubu accédera au poste de président de la république et Patrice Lumumba à celui de 1er ministre.  La volonté du peuple ainsi exaucée grâce à sa chère voix donnée à tout celui qu’il voulait qu’il le représente (mandat représentatif), le détenteur du pouvoir avait ainsi sanctionné ses politiciens. Et s’il avait surmonté ses problèmes et tranché à ce niveau, de l’autre côté, il avait superbement manqué des moyens nécessaires et suffisants pour s’imposer auprès de ses représentants. Ce qui devrait arriver, arriva : disfonctionnement et téléscopage des institutions, méfiance, peau de banane et croc-en-jambe entre politiciens, mauvaise gestion des hommes et de leurs ambitions avec soubassement, manque de culture politique et le niveau d’instruction au bas de l’échelle. Tels des fauves, les politiciens  se mirent à dialoguer à coup de gueules et des griffes faisant souffrir par ricochet les herbes et la brousse. Celles-ci, étant déjà sèches, ne tardèrent pas à brûler de toute part sous l’effet des mégots jetés par les “ bipuita munwa mfwaka “ ( députés en tshiluba et signifiant fumeurs et frimeurs ) et les colonialistes déterminés à faire main basse sur le Congo et ses richesses. Ces derniers profitèrent de la loi fondamentale conflictogène pour comploter contre le 1er ministre issu du parti gagnant des élections et la Maison-Congo prit du feu partout sous le regard hébété, impuissant et parfois complice du souverain primaire. C’est la démocratie qui en souffrira.

Si d’un côté, les congolais ont joui pleinement de leur souveraineté grâce à leur conduite (un vote responsable), de l’autre côté, non seulement ils se sont exposés eux-mêmes à l’incendie, mais ils y ont aussi jeté de l’huile, prouvant ainsi leur responsabilité.

Joseph Désiré Mobutu (1965 – 1997)

La maison brûle, elle brûle à tout consumer et tout le monde panique, prend peur et crie désespérément…devant une telle situation, n’importe qui, qui peut s’improviser en sapeur-pompier, pyromane soit-il, deviendra un héros et Joseph Mobutu le deviendra un certain 24 novembre 1965. Sans tirer une seule balle, Il déposera en douceur et le président et le 1er ministre et s’accaparera de tous les pouvoirs. Il a fallu qu’il pénètre les habitudes et comportement des congolais, cette autre face à avoir la propension à la jouissance, au gain facile, à la trahison, à la haine, au tribalisme et à se faire tirer par le nez sans résistance, il fera d’eux des  grands danseurs ( heureux le peuple qui chante et qui danse pour son guide au rythme de Dialeo ). On ne danse jamais sans sourire aux lèvres ! Tout heureux, tout souriants et tout ivres, ils donneront 100 ans de règne à leur guide éclairé ( 100 ans tomotombeli ). Déifié, Mobutu ne pouvait qu’obéir qu’à ses propres sautes d’humeur. Devenu homme seul, Nkoy mobali, Sese Seko, Kuku Ngbendu, Chapiteau, Aigle, roi du Congo, il avait ainsi entre ses mains, la vie ( Konde Vila Kikanda se vantait d’être créé tout court, et pas politiquement par Mobutu ) et la mort des congolais qui, finiront par s’accoutumer au mal et développer le syndrome de Stockholm. Et l’homme régnera sans partage sous les applaudissements  frénétiques des congolais pendant 32 ans. Ils avaient ainsi mérité leur roi! On a dit tous les congolais ? – Non, une poignée de braves treize parlementaires dressèrent leurs fronts longtemps courbés et prirent le plus bel élan dans la non-violence…et il fallait oser… et quelque soit la durée de son règne, le Nkoy mobali affaibli, dégriffé et édenté sous l’effet de la treizemanie avait  fini par fuir Kinshasa avant de se sauver contre  la mort cruelle qu’il devrait subir de la part du conglomérat des aventuriers, assassins et monstres sans foi ni loi de l’AFDL, cette génitrice et mère nourricière  du CPP, PPRD, AMP, MP et de Hyppolite Kanambe, alias Joseph Kabila pour aller  laisser sa peau au Maroc en 1997.

Laurent Désiré Kabila (1997 – 2001)

“ Entre Mobutu et un chien, nous choisirons le chien “, n’avaient cessé de crier les congolais! Comme dans “la Mort et le bûcheron“, les congolais ont appelé le chien, il est venu sans tarder. Leur volonté fut ainsi faite!

Dans la suite, on pouvait recenser les loups, les hyènes, les charognards, les vautours, les vampires, les monstres, tous habillés en peau de mouton, arborant les signes de libération, de paix, de développement et de nationalisme, ballotant les fusils, grinçant les dents, enviant les biens des congolais, épiant les richesses congolaises, bêlant la victoire et le changement, entrèrent et envahirent  le Congo. Mais avant que le coq chante 3 fois, les loups avaient déjà renié leur credo de circonstance, difficile à chanter, à soutenir, à intérioriser et à appliquer. Ba mbwa bazongeli bizaleli na bango ! Le chef de bande (L.D. Kabila), intraitable et arrogant, avait déjà sans transition, retrouvé les pas de son successeur qu’il tenait à surclasser. Pari gagné ! – Mais quant à l’image et le prestige du pays, ils ont été scandaleusement  écorchés car l’homme n’en valait pas la chandelle :

- il buvait à en mouiller ses langes;

- très jovial, il riait jusqu’à se faire compter toutes les dents de la bouche;

- très allègre, il n’hésitait pas à soulever ses jambes et aplaudir frénétiquement  ses idoles des musiciens congolais ( une honteuse, triste, indigne et funèste scène a été vécue au Gabon en compagnie de ses collègues présidents comme Omar Bongo…), et après le concert, en amoureux de Ndombolo, on l’a vu étreindre ses idoles à leur casser les côtes;

- l’homme s’habillait sans singlet et quand il soulevait ses bras, on pouvait facilement voir son bas ventre et les tâches de sueur sous les aisselles.

Oui, les congolais avaient jeté leur dévolu sur les chiens et ils devraient aller avec.

Les chiens avaient bradé et spolié les entreprises nationales, ils s’étaient accaparés à leurs propres comptes les richesses du pays sous l’oeil impuissant et même complice des congolais à qui on avait imposé le fameux “ effort de guerre “, l’autre version de la politique de “ la rigueur “ appliquée par Léon Lobicht, dit Kengo wa Ndondo, cet autre imposteur aux origines polono-belgo-rwandaises et qui ne devrait pas constitutionnellement  parlant, briguer à la magistrature suprême n’eût été la complicité de cet autre tanzano-rwandais à la tête du pays.  Mauvais politicien ou mauvais tout court, l’homme avait perdu la boussole et naviguait à vue. Tout ce qu’il avait  réussi de bon, c’était se mettre tout le monde sur le dos:

- la population abandonnée à son triste sort n’avait qu’un seul droit: admirer les nouveaux riches et la nouvelle bourgeoisie compradore,

- les opposants muselés, relégués, bannis, emprisonnés et assassinés,

- les occidentaux agacés et courroucés,

- la révolution de palais au sein des compagnons de la révolution venus de nulle part.

À malin, malin et demie!  Brutus (Hyppolite Kanambe) en finira avec l’aventure du conglomérat des aventuriers un certain 16 janvier 2001.

Hyppolite Kanambe alias Joseph Kabila (2001 – 2011)

En lieu et place des personnes humaines, des dignes fils congolais, des politiciens intègres, démocrates et patriotes, les congolais choisirent les chiens. Ceux-ci n’envahirent pas seuls le Congo, ils se firent accompagner des loups, des vautours, des vampires et des monstres qui, suite aux conflits d’intérêts, s’entremangèrent sans merci. N’ont survécu, que ceux qui tuèrent sans moindre pitié, sans état d’âme et ils montèrent au trône, ce siège construit exclusivement des cadavres humains et des organes sexuels des femmes de tout âge, mais orné quand-même des diamants et de l’or pour faire bonne figure avec l’occupant  Hyppolite Kanambe. Ce garçon dépourvu d’éducation et de moindre instruction dont les uniques  mérites se résument:

- en maniement des volants des véhicules  sans aucune maîtrise des codes de route et

- en des affreuses techniques de tuerie.

Et c’est ce garçon que les éminentes personnalités et élites toutes catégories confondues présentèrent aux congolais comme étant la seule personne capable de présider à leur destinée. Pauvres congolais, ils applaudirent frénétiquement, les lettres de félicitation fusèrent de tous côtés, les fans clubs et autres muziki, amis et jeunes truc et machin se créèrent de partout, les politiciens léchèrent les bottes et le c.., les vrais faux arbres généalogiques et biographies  se dessinèrent, les discours élogieux furent prononcés, les titres honorifiques ( honoris causa  ) décernés, les titres universitaires des universités imaginaires inventés, les chansons aux paroles mensongères dédiées…au bon bonheur des congolais.

Quand il fallait qu’il parte, les autres assassins ( Rcd, Mlc, Maï-maï…) et les opposants  diurnes viendront à son secours dans le gouvernement 1+4 qui accouchera d’un grand 0.

Viendra le temps des élections de 2006.

- “ On a fait 40 ans sans élections et quand le jeune président nous en donne l’opportunité, l’UDPS n’en veut pas. Que Tshisekedi organise ses élections à lui, il exagère…”,  

- “ Nous on veut la paix et Kabila nous en a promis, on doit aller aux élections…” ainsi les congolais  réagirent aux propos de l’UDPS qui démontrait comment tout le processus électoral était vicié.

Conséquences :

- Non seulement JP. Bemba reçut le pourcentage qu’on a voulu lui donner, mais on tenta aussi à sa vie. Parce qu’il accèpta l’inacceptable, on lui ouvrit le chemin du labyrinthe judiciaire dont il n’en sortira peut-être pas.

- La paix recherchée deviendra une denrée rare, tandis que le pain quotidien deviendra le pain trimestriel.

- Le viol lui, s’intesifiera et se diversifiera à tout âge et à tout  genre et pire, les violeurs emporteront avec eux les organes sexuels pour que les ayant-droit ne puissent pas en bénéficier.

- Le vol et autres détournements des biens publics deviendront un mode de gestion et les excellents seront primés et recompensés.

- Les opposants, les journalistes et autres activistes des droits de l’homme seront tués et leurs corps jetés où l’on ne peut pas les retrouver…

Que les congolais se laissent animaliser, qu’ils chantent et dansent pour leur guide éclair, qu’ils lui promettent 100 ans de règne et qu’ils se laissent tuer jusqu’à développer le syndrome de Stockholm  sous Mobutu, c’est à moitié tolérer dans la mesure où le peuple peut se tromper une fois. Mais que les congolais se fassent massacrer comme des chiens enragés et des brebis galeuses par les chiens (L.D. Kabila et compagnie locale et étrangère) et que l’image de leur pays soit noircie et souillée comme s’ils n’avaient tiré aucune léçon sous Mobutu, leur responsabilité se trouve être engagée. Mais que les congolais se laissent diriger par un étranger, un gamin sans éducation et sans instruction; se fassent ridiculiser, humilier, voler, violer, anthrophager, assassiner; abandonnent  leur pays entre les mains des vautours, charognards et monstres étrangers, leur complicité est avérée et ils méritent leur sort. Pauvres congolais, ils préfèrent la souffrance et mourir tous les jours au lieu de mourir une fois pour toute avec honneur.

Pauvres congolais = Pauvre bûcheron

La Mort et le Bûcheron


1. Un pauvre Bûcheron tout couvert de ramée,
2.
Sous le faix du fagot aussi bien que des ans
3. Gémissant et courbé marchait à pas pesants,
4. Et tâchait de gagner sa chaumine enfumée.
5. Enfin, n'en pouvant plus d'effort et de douleur,
6. Il met bas son fagot, il songe à son malheur.
7. Quel plaisir a-t-il eu depuis qu'il est au monde?
8. En est-il un plus pauvre en la machine ronde?
9. Point de pain quelquefois, et jamais de repos.
10. Sa femme, ses enfants, les soldats, les impôts,
11. Le créancier, et la corvée
12. Lui font d'un malheureux la peinture achevée.
13. Il appelle la mort, elle vient sans tarder,
14. Lui demande ce qu'il faut faire
15. C'est, dit-il, afin de m'aider
16. A recharger ce bois ; tu ne tarderas guère.
17. Le trépas vient tout guérir ;
18. Mais ne bougeons d'où nous sommes.
19. Plutôt souffrir que mourir,
20.
C'est la devise des hommes.

Jean de la Fontaine - Les Fables

 

Un demi siècle de gâchis, de perdue, une perte irrécupérable (deux

  

générations sacrifiées, méchante destruction de l’écosystème,

  

  

génocide des élites…).

  

  

Le Congo, un   bel exemple de la bêtise humaine congolaise sur terre,

  

  

 un vrai cas d’école dont se  serviront pour longtemps plusieurs

  

  

chercheurs et scientifiques. Qu’en pensent lescongolais eux-mêmes,

  

  

 ces souverains primaires ? – En sont-ils conscients ?

  

  

– La réponse nous sera donnée à l’issu des prochaines élections.

 

 

 Ou on revient sur le statu quo, avec tout son cortège de malheurs

 

 

ou on tente l’alternative oppositionnelle et on se remet sur rails.

 

 

D’ores et déjà, le tableau qu’on nous présente n’augure pas des bonnes

 

 

choses :

 

 

La Commission chargée des élections «  CENI » est une boîte noire

 

 

impénétrable et totalement acquise à la cause de Kanambe

 

 

Profitant de son pouvoir, Kanambe confisque tous les médias et tous

  

  

les avions pour son compte ; se sert de la caisse de l’état pour sa

  

  

campagne ; terrorise, intimide et insécurise la vraie opposition ; trompe et

 

 

corrompt la population ; triche et viole la constitution et la loi électorale sans

 

 

en être inquiété outre mesure…

 

 

 

 

-       Les hommes et partis alimentaires de la MP s’habillent en tenue de

  

  

        l’opposition et sèment la confusion, la pagaille et la zizanie.

 

 

 

-       Les électeurs semblent être désabusés.

 

 

 

 

Mais rien n’est perdu. Que les congolais sachent que ces grands

 

 

peureux et   froussards, ces imposteurs au pouvoir, ne profitent

 

 

 que de l’ignorance, de la   pauvreté et de la peur de la

 

 

 

population pour s’imposer. Ils savent que leurs   jours sont

 

 

comptés et pour cela, ils sont capables de tout.

 

 

 

Que faire ?

 

 

 

 

- Ils organisent les élections, on y va et on les sanctionne

 

 

négativement.

 

 

 

- Ils trichent, on ivoirise le Congo.

 

 

 

- Ils retardent les élections, on égyptise le Congo.

 

 

 

 

Chers compatriotes,

 

 

 

C’est le temps de vous dire ici et maintenant que le Congo a

 

connu plusieurs   enjeux certes, mais celui-ci est le plus

 

 

important de tous. C’est notre dernière   chance. Nous n’avons

 

 

 

 pas droit à l’erreur. Ou nous accompagnons cette fois-ci

 

 

Etienne Tshisekedi au pouvoir de n’importe quelle manière,

 

 

 

nous récupérons  notre dignité humaine ou nous suivons

 

 

nos intérêts personnels et mortels à   côté de Kanambe et

 

 

 nous perdons pour toujours le Congo.

 

 

 

Les menteurs, vous les connaissez déjà. N’attendez pas qu’on

 

 

 vienne vous dire quand ça sera déjà tard qu’on vous avait menti.

 

 

 

Un peuple ne se laisse pas tromper deux fois !  

 

                                                  

 

 

 

                                                  Wa Ba Tshiondo 

 

 

 

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